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Est ce possible de rouler plus vite avec moins de puissance ? Oui, en CLM me direz vous, on peut optimiser la position pour avancer plus vite avec moins de puissance développer. Mais en course, est ce possible ? Peut on avoir des vitesses de course plus rapides sans que la puissance moyenne brute nécessaire soit plus élevée ?

SRM à publiée un article intéressant, il s'agit d'une comparaison entre 2 cyclistes qui participent au même critérium, mais dans des catégorie différentes. Il y a donc 2 courses le même jour, et dans chaque course, il y a un coureur témoin équipé du capteur de puissance.

Les résultats des comparaisons de puissances sont vraiment étonnant, mais compréhensible si on se penche un peu plus sur la gestion des efforts et la physionomie de la course.

Les 2 courses de niveau différent sur le même circuit se sont déroulées à 45.1 km/h de moyenne pour la course de catégorie 1 et 2 et 42.4 pour la course de 3ème catégorie. Par contre, les 2 coureurs qui pèsent tous les 69 kilos et qui ont observés les mêmes stratégies de course ont des puissances différentes, et chose surprenante, c'est dans la course de 3ème catégorie que la puissance moyenne brute est la plus élevée avec 277 watt contre 260 pour le coureur qui courait en 1 et 2.

 

 

Comment est il possible d'avoir un tel écart de vitesse et de puissance ?

D'après l'auteur de ce test, il semble que la clef réside dans le comportement des pelotons qui sont différent dans ces catégories. On observe avec les coureurs de 1 et 2ème catégorie des pics de puissance aux relances plus important pour atteindre rapidement une vitesse élevée et stable, ce qui permet de s'économmiser dans les roues du peloton, car il est évident, qu'en cyclisme lorsqu'on est dans les roues, la difficultés ne vient pas de la vitesse, mais de l'accélération. Il suffit parfois de 230 watt pour maintenir une vitesse de 45 km/h dans l'aspiration d'un peloton.

Ainsi, en 1 et 2ème catégorie le coureurs passent plus de temps au dessus de 8 watt par kilo qu'en 3ème catégorie. Les efforts intenses et explosifs à la relance permette d'atteindre des vitesses importantes.

Il est dommage, que l'auteur n'est pas pu nous livrer les puissances normalisées, car il est probable que dans ce cas là, la puissance en 1 et 2ème catégorie soir supérieure à la course de 3ème catégorie. En effet, la puissance brute fournie par le logiciel SRM tient compte du temps de roue libre et ne nous donne pas un aperçu réel de la difficulté de l'effort.

En revanche, les pics de puissances sont fournit et on y voit qu'en 1 et 2 catégorie les pics de puissances sont supérieurs.

Rund um Rhede 2011
  Hendrik Cat. A/B
  Jonas Cat. C
distance [km]   67   58.3
time [h:min:sec]   1:29:10   1:22:25
power [w]   260   277
speed [km/h]   45.1   42.4
cadence [rpm]   64   79
altitude meter [m]   16   16
energy metabolism [kJ]   1,379   1,371
         
max power [w][w/kg]
       
5 sec   984 (12.9)   1,029 (14.7)
10 sec   876 (11.5)   831 (11.9)
1 min   559 (7.4)   479 (6.8)
4 min   400 (5.3)   368 (5.3)
20 min   326 (4.3)   310 (4.4)
60 min   268 (3.5)   284 (4.1)

 

Nos commentaires :

Si les coureurs de niveau supérieur utilisent des variations d'intensité supérieures avec notament des efforts sur des intensités supérieur à la PMA (100 à 150 %), on pourrait penser que leur capacité anaérobie (effort en absence d'oxygène) est très développé et qu'il s'agit d'une différence cruciale entre le coureur de niveau élite et le coureur de niveau inférieur.

Cette première idée ne nous semble pas la bonne. Nous avons souvent testé des athètes de niveau élite et amateur et il n'est pas rare que les amateur soit aussi fort sur des efforts anaérobie pure. A notre avis, c'est plutot parce que lors des relances très intenses, les élites parviennent à mettre en jeu plus rapidement leur métabolisme aérobie. En effet, lorsqu'un cycliste roule en situation d'équilibre aérobie à 70% de sa PMA et qu'il doit faire une relance de 20" à 130 % de PMA, il va mobiliser en partie sa capacité anaérobie car la demande en énérgie est urgente, mais il va aussi accélérer son activité aérobie pour soutenir le moteur anaérobie. Nous pensons que les élites ont une inertie aérobie plus courte. Autrement dit, quand il faut accélérer les adaptations énergétiques sont plus rapide pour la filière aérobie.

On évalue rarement cette aptitude qui s'appelle "l'inertie aérobie". Nous avons tous remarqué que lors d'une accélération l'essouflement, la fréquence cardiaque et la douleur musculaire n'est pas instantanée, elle est plus ou moins différée et dépend de la vitesse d'ajustement maximale de la part aérobie. (captage d'oxygène dans les poumons, transport, relargage vers les muscles et oxydation des substrats énergétiques).

 

Référence : http://www.srm.de/index.php/fr/srm-blog/road/616-vergleich-zweier-rennklassen-beim-kriterium-in-rhede-

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