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Les triathlètes font 3 sports à l'entrainement (natation, velo et course à pied). En revanche il font rarement ces sports en compétition avec des spécialistes. Eventuellement, il participe à des course à pied, mais rarement des courses de vélo. Or, il serait plus utile pour des triathlètes de faire de courses de vélo que des courses à pied. Surtout pour des triatlètes qui préparent des épreuves longues distances.

Comment pouvons nous justifier nos propos ?

Nous avons 3 axes de réflexions qui nous amène à conseiller aux triathètes de découvrir les courses de vélo dans le cadre de leur préparation.

  • La course à pied en fin de triathlon n'est pas spécifique et ne resemble pas à une course à pied.
  • Les compétitions à pieds sont sources de traumatismes, de fatigues plus importante qu'en cyclisme à intensité égale.
  • Les courses de vélo permettent de découvrir et développer les qualités physiques et techniques en cyclisme. Ce qui n'est pas facile à développer à l'entrainement
  • La course à pied en fin de triathlon n'est pas spécifique et ne resemble pas à une course à pied.

A moins de faire le vélo dans les roues sur  40 km de vélo tout plat, il n'est plus possible de courir avec ses qualités musculaires de coureur à pied après 40 à 180 km de vélo à bloc. Même les meilleurs du monde perdent de leurs qualités musculaires. C'est plus le plan énergétique et technique de course que se joue la capacité à faire une bonne course à pied. Or en compétition pédestre on évolue dans d'autres conditions qu'on ne retrouve pas sur triathlon du fait de la fatigue accumulé dans les jambes après la partie vélo.

 

  • Les compétitions à pieds sont sources de traumatismes, de fatigues plus importante qu'en cyclisme à intensité égale

La présence d'un grand nombre de course à pied en situation de courses occasionne des dégats musculaires et biologiques très importants qui rendent difficiles les semaines d'entrainements à suivre. Course 10 km à 15 km/h en compétition n'est pas 1.5 plus usant que de courir à 10 km/h. La relation entre dégat occasionner par l'effort et l'intensité évolue de manière exponentielle. A trop vouloir se perfectionner en course à pied on y perd beaucoup.

 

  • Les courses de vélo permettent de découvrir et développer les qualités physiques et technique du cyclistes. Ce qui n'est pas facile à développer à l'entrainement

En ce qui concerne le vélo, savez vous que sur un parcours de type Ironman comme Embrun les meilleurs cyclistes évoluent pendant près 33 minutes au dessus de leur zone seuil, dont 11 minutes au dessus de PMA et une minute au dessus de 150 % de PMA. On enregistre également 19 épisodes pendant lesquels le triatlète aura dépassé 120 % de sa PMA, soit une fois tous les 10 km.

Comment est ce possible ? Les meilleurs triathlètes roule de manière irrégulière ? Oui, c'est exactement ça. Le cyclisme présentent des propriété mécanique qui rendent nécessaire les variations d'intensités. Ainsi, il est prouvé qu'a puissance moyenne identique les cyclistes capable de faire varier leur intensité dans des proportions plus importantes dans les cotes, les relances etc sont ceux qui réalisent les meilleurs temps. Etonnant non ?

En cyclisme il y a 2 lois de physique qui sont primordiales :

  1. il est plus facile d'entretenir une énergie acquise que de devoir la reproduire
  2. la résistance de l'air augmente au cube de la vitesse. Si vous passer de 20 à 40 km/h la résistance de l'air est multiplié par 8.

Ces 2 lois sont les raisons qui poussent les meilleurs cyclistes à avaler les petites cotes en ne perdant que peu d'élan et donc en augmentant leur puissance pour maintenir la vitesse acquise avant la cote. C'est aussi une des raisons qui explique que les meilleurs cyclistes en CLM vont dépasser leur puissance seuil et ou PMA dans des petites cotes ou la résistance de l'air est moindre, cela sera plus rentable que de vouloir pédaler à 55 km/h en descente avec une résistance de l'air énorme.

Il y a un autre point important en ce qui concerne les relances. Les meilleurs cyclistes relancent très vite et très fort sur quelques secondes alors que les moins bons font des longues relances moins intenses. Il est plus efficace et économme pour un cycliste de faire 5 secondes de relance à 150 % de PMA avec un cadence souple que de faire 20" à 100 % de PMA a cadence lente. En effet, une relance de quelques secondes ne met pas en jeu les mêmes filières énergétiques qu'une relance longue et plus amortie. Dans le premier cas, c'est la filière dite anaérobie alactique qui est mise en jeu sans accumulation de lactates, alors que dans le second cas c'est la filière anaérobie lactique avec production de lactate et épuisement de glycogène. De plus au début de la relance la résistance de l'air est faible et un pic de puissance important sera plus facilement convertie en vitesse qu'un pic de puissance à vitesse rapide.

Les éléments que nous venons de décrire ci dessus ne sont pas abordés dans la plupart des entrainements en triathlon. Il faut faire quelques courses pour se rendre compte de ces détails, pour apprendre sentir les forces mises en jeu et leur résistance. Le cyclisme est un sport ou l'entrainement par interval training est encore plus essentiel qu'en course à pied.

 

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