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Le cyclisme est un sport pour lequel il est possible d'enchainer les courses avec peu de dommages musculaires (courbature, élongation, déchirure, contracture etc) à l'inverse de la course à pied. Ce qui permet au cycliste de cumuler un grand nombre de course dans une saison et de les rapprocher parfois de quelques jours, là, ou cela est impossible pour des coureurs à pied.

Toutefois il s'avère que les cyclistes tombent souvent dans l'excès de compétitions, ce qui est préjudiciable à la qualité de l'entrainement et aux processus de récupération et d'adaptation. Il est possible de faire 50 courses en 8 mois, mais cela n'est pas toujours judicieux. Il faut trouver le bon compromis entre le trop de course et pas assez en concordance avec un entrainement de qualité.

Le fait de faire beaucoup de courses toute l'année rend l'entrainement incontrolable, et les performances sont rarement maximalisés à 100%. Même des cyclistes professionnels de premier plan tombent facilement dans ce piège et accumule jusqu'a 100 jours de courses par an. Greg Lemond fut un des premiers cycliste à adopté à la fin des années 80 avant l'ere de l'EPO cette attidude sélective des courses pour controler plus facilement son niveau de forme en vue du Tour de France.

Analysons les puissances en courses :

En course on peut constater que la FC est très haute très souvent avec des valeurs maximales atteintes à plusieurs reprises. Mais lorsqu'on regarde la puissance on obtient des répartitions de l'intensité différente.

Exemple ci dessus sur une cyclosportive

Sur le compte rendu ci dessous il apparait que la répatition des puissance diffère de celle de la FC. Et sur certaines courses roulantes peu offensive, les coureurs arrivent à produire une charge de travail qui est facilement dépasser à l'entrainement.

Exemple ci dessus sur une course élite FFC

On remarquera notament un phémonème essentiel pour comprendre la limite d'un entrainement basé sur les courses. Les meilleurs pics de puissance atteint pendant la course sont tous inférieurs à ceux que le coureur peut atteindre sur des efforts d'entrainement maximale. Ainsi, un cycliste capable à l'entrainement de produire sur une montée sèche de 5 minutes une puissance de 400 watt, ne reproduira pas cette valeur sur une course, tout au plus il atteindra un pic de puissance de 350 360 watt, parfois moins. On observera cela sur la plupart des efforts intenses jusqu'a 20 minutes.

La courbe bleu représente les meilleures puissances atteintes lors des entrainements intense maximale, la courbe orange représente les meilleurs pics de puissances pendant la course.

Quoi ? on monte moins haut en puissance en course qu'a l'entrainement ? Oui, c'est étonnant n'est ce pas. Mais si vous avez un capteur de puissance, amuser à décrypter toutes vos meilleures puissances en courses sur des efforts de 30 secondes à 20 minutes, puis essayer de tester votre puissance maxi à l'entrainement sur ce genre d'effort. Vous verrez que sur un effort brute maximale vous surpasserez tout ce que vous avez pu atteindre en course.

Comment cela se fait il ? La principale raison tient selon nous à la dynamique d'une course. En effet, en course, il n'y a pas de temps de récupération suffisant pour permettre de produire des puissances élevées proche de vos valeurs maximales. Lorqu'au bout d'une heure de course à 250 watt vous tentez de placer une attaque qui va se prolonger 1 minute, votre puissance sera inférieure à celle dévéloppé lors d'une minute en ayant au préalable rouler 1 heure à 150 watt.

Conséquences :

C'est simple à vouloir faire beaucoup de courses on à besoin de récupérer entre les courses et on ne peut plus solliciter ces véritables valeurs maximales. Certes une course est un très bon entrainement, mais à partir d'un certain niveau d'entrainement, cela n'est plus suffisant pour progresser. L'effet d'une course se traduit par un épuisement énergétique maximale, et c'est principalement sur ce point que se traduit les adaptations à l'effort. Le coureurs qui fait beaucoup de courses développe bel et bien sa capacité à mobiliser les ressources énergétiques à raccourcir le délais nécessaires pour recharger en énergie, mais il n'insiste plus autant sur ses puissances maximales brutes.

Il est important de savoir jongler entre les périodes ou on va mettre l'accent sur les courses et les périodes ou l'ont va mettre l'accent sur l'entrainement vraiment intense.

Un des modèles d'entrainement que nous trouvons pertinent consiste à alterner des périodes avec des courses rapprochés et d'autres avec peu de course et plus d'entrainement de qualité et très spécialisé.

Ainsi, il est préférable de placer les 50 courses (pour les élites), non pas tous les 7 jours, mais sous forme de période ou vont se concentrer 4 à 8 courses dans un laps de temps restreint suivi de période de récupération et d'entrainement plus précis.

 

Quelques cas concrèts :

  • Le cycliste qui a peut de temps pour s'entrainer va faire des courses tous les WE, cela sera bénéfique, certes, mais il est aussi possible de progresser aussi viten sinon plus en acceptant de faire l'impasse sur certaines courses pour y placer un entrainement de qualité. D'autant plus, qu'en courant le dimanche, les cycliste reste sur la réserve le samedi, ce qui compte tenu du peu d'entrainement en semaine abouti à des charges d'entrainement insuffisante.
  • Le cyclistes qui court 2 fois par WE et qui le temps de s'entrainer va perdre le bénéfice de son temps libre en semaine et concentrer tous les efforts dans le WE et la récupération et l'entretien en semaine. A la longue ce modèle atteint vite ses limites et la progression est lente quand la régression ne se manisfeste pas.
  • Pour la plupart des amateurs 20 à 30 courses par an est un compromis suffisant. Chez les cyclosportifs on atteint rarement 20 cyclosportives du fait de la proximité des épreuves, de la fatigue engendrée par ces efforts de longue durée ou la fatigue dure souvent plus longtemps qu'une course de type critérium. il est intéressant pour eux de placer des critériums ou course de vélo (UFOLEP; PASS CYCLISME) pour enrichir leur calendrier.
  • Les cyclistes ont souvent peur de perdre leur condition s'il ne font pas de course. C'est probable, mais si l'entrainement est bien maitrisé et de qualité, on observe souvent l'effet inverse, avec des coureurs qui progressent entre les cycles de compétitions.

 

 

 

 

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