PAGE 4 : La génétique n’explique pas les performances
L’homme moderne dispose d’un patrimoine génétique athlétique issue d’une sélection naturelle.
L’organisme n’atteint que rarement ses vrais limites dans l’effort
La taille est fortement dépendante de votre patrimoine génétique, mais ont ne peut pas l’entraîner, alors que le VO2max, lui peut être stimulé et développé.
PAGE 6 : Activation de la super lipolyse dans le Plateau de Beille
Les vieux records dans les grands col du tour ne sont plus accessibles.
Les puissances développées en fin d’étape dans un ultime col pose la question des limites de l’endurance.
L’activation de la lipolyse (utilisation des lipides pendant l’effort) à un niveau exceptionnelle est une des hypothèses possible
Existe t’il des moyens de booster la lipolyse lors d’effort intense.
PAGE 10: L’incroyable Philippe Gilbert
10 watt par kilo pendant 3 minutes, après 190 km lors de la Flèche Wallone
Est ce raisonnable ?
PAGE 11 : Le profil de puissance n’évolue pas comme on pourrait le penser.
La puissance maximale aérobie et anaérobie peuvent varier facilement.
La puissance maximale sur des efforts de 2 à 6 heures peut aussi varier facilement.
La puissance au seuil semble plus stable, presque figée, comme gravée dans le marbre.
PAGE 12 : Complément diététique qui favorise la production de globules rouges !
Jobelyn, le faux produit miracle pour les sportifs, probable anti oxydant pour les malades.
PAGE 4 : La génétique n’explique pas les performances
Il ne se passe pas un mois sans qu’on puisse lire dans la presse qu’on a découvert un nouveau gène par ci, un autre par là, et que cela expliquerai, peut être certaines maladies, certaines pathologies, ou certains talents…. Mais vous remarquerez que si on lit les articles e détails, on n’est pas bien sûr de l’hypothèse. De plus, la présence d’un gène dans votre ADN ne garantie pas que celui ci s’exprime. En ce qui concerne l’endurance, on est encore incapable d’évaluer si une personne dispose du patrimoine génétique favorable ou non.
Il est évident que nous ne faisons pas tous la même taille, le même poids, et que si on observe la musculature d’athlète à priori de taille et poids identique on trouvera des différences anatomiques et des niveaux de performances différents. Tous les sportifs qui s’entraînent (à priori de façon équivalente) ne parviennent pas au même niveau de performance. On invoque souvent la part du patrimoine génétique pour expliquer les limites que l’organisme ne parvient pas à dépasser. Il y a probablement une part de génétique dans nos limites de performance, mais il se pourrait qu’elle ne soit pas si importante qu’on veuille bien le penser. On pense souvent, que ce qui différencie 2 athlètes débutants sera le patrimoine génétique. Le bon sens nous laisse supposer que chez les débutants n’ayant pas d’expérience, ni d’entraînement, que ce sera par des facteurs génétiques qu’on observera des différences de performance. En réalité, ce qui différencie les débutants est plus dictés par l’environnement dans lequel ils ont grandit que par les facteurs génétiques. Bien au contraire les facteurs génétiques ne s’expriment vraiment que lorsque les 2 débutants auront mi tout en œuvre pendant des années pour atteindre leurs limites. Et encore, on s’aperçoit parfois que des athlètes qui ont 15 ans d’investissement et d’expérience peuvent progresser dans certains cas de façon significative.
Essayons de cerner cette notion de patrimoine génétique et apprenons à évaluer si nous avons atteint les limites de ce patrimoine ?
PAGE 6 : Activation de la super lipolyse dans le Plateau de Beille
Cette année le Tour de France faisait le show sur les pentes du Plateau de Beille. Le record de la montée est détenu par un certain Marco Pantani en 43’30’’. Lance Armstrong avait réalisé un peu plus que Marco Pantani. Cette année le vainqueur de l’équipe Oméga Pharma Lotto s’est imposé en 46’. Quant au peloton maillot jaune, composé de 8 coureurs, il réalise la montée en 46’48’’.
Nous avions estimé les puissances en nous basant sur les formules de physique, et nos calculs furent conforter par les fichiers SRM de plusieurs coureurs qui ont publié leurs puissances. (3). Lors de notre test le 30 juillet dernier, nous avons effectué la montée à une allure proche de ce que nous pourrions faire en course en 1h01’30’’ pour une puissance moyenne de 307 watt. Au passage, nous avons doublé une dizaine de cyclosportif qui s’essayaient eux aussi sur la montée, et personne ne nous a doublé ! ouf !
La montée est vraiment dure, la pente est parfois radoucie sur 100 ou 200 m, ce qui fait vraiment du bien et permet de dépasser de temps en temps le 20 à 25 kmh, mais la plupart du temps nous étions entre 12 et 17 kmh. La longueur de l’effort est supérieure à celui d’une montée de l’Alpes d’Huez, mais reste inférieur au Mont Ventoux.
En utilisant les mêmes formules pour évaluer notre puissance nous arrivons à 2 watt près à la valeur affiché par le powertap. Les estimations nous semblent très réalistes en recoupant avec les données des coureurs qui livrent leurs données brutes et en exploitant notre montée. Ainsi, le vainqueur aurait développé environ 412 watt, et le peloton maillot jaune entre 393 et 404 watt. La valeur basse correspondrait à celle d’un coureur qui est resté toute la montée dans le sillage des autres coureurs. Par exemple Jean Christophe Peraud va réussir à suivre ce groupe maillot jaune, et sa puissance avec un coefficient de traînée aérodynamique de 0.25 serait de 393 watt (valeur étalon), soit 2.7 % d’effort en moins qu’un coureur dans le vent et 4.6 % de moins que le vainqueur.
PAGE 10: L’incroyable Philippe Gilbert
Nous avons tous assistés à la victoire explosive de Philippe Guilbert dans le mont des Alouettes lors de la 1ere étape du Tour de France. Certaines sources non officielles (sur Twitter font état de 644 watt pendant 3 minutes. Quid du Mur de Huy lors de la Flèche Wallone ? Nous avons essayé d'évaluer la puissance de Gilbert....
D'après Antoine Vayer qui a chronométré quelques montées ces dernières années : (1)
Il a battu le record du Mur de Huy, en levant les bras plusieurs dizaines de mètres avant l’arrivée. Il a monté le Mur en 2 minutes 44. Il aurait fait moins de 2 mn 40 sans lever les bras, mais il aime saluer le public. Danilo Di Luca, dont on connaît la probité (NDLR : il a été condamné par le Comité olympique italien en 2004 à trois mois de suspension et positif à l’EPO Cera à deux reprises sur le Giro en 2009) a monté le Mur en 2 mn 45 en 2005 et Valverde en 2 mn 51 en 2006 (NDLR : impliqué dans le scandale de dopage sanguin Puerto en 2006, il a été suspendu pour deux ans par le Tribunal arbitral du sport en janvier 2010). Tous les deux sans lever les bras.
PAGE 11 : Le profil de puissance n’évolue pas comme on pourrait le penser.
L’utilisation des capteurs de puissances révolutionne l’entraînement. Le mot est un peu fort, et le cycliste qui n’est pas férue d’entraînement et de physiologie ne s’en doute peut être pas. Mais depuis 2005 nous utilisons pour notre pratique le capteur de puissance, depuis 2008 les capteurs se démocratisent et de nombreux pratiquants en sont équipés. Nous collectons des centaines de données et peu à peu nous pouvons comprendre les mécanismes de la performance humaine. Nous venons de faire une analyse sur 2 à 5 ans sur quelques cyclistes qui nous fournissent régulièrement leur enregistrement de puissance en course, lors de test ou d’entraînement intense. De ces analyses il ressort un aspect essentiel, c’est que les capacités de performances maximales progressent, mais qu’il y a une intensité qui semble graver dans le marbre. Ce n’est pas la PMA, la puissance en sprint, mais bien la puissance qu’on appel Puissance au seuil.
PAGE 12 : Complément diététique qui favorise la production de globules rouges !
Le hasard des recherches sur Internet nous amena récemment sur un complément diététique qui a attiré notre attention et qui pour le moment ne fait pas l’objet dans les sports d’endurance d’un racolage important. Mais nous ne serions pas surpris que cela soit le cas ces prochaines années comme ce fut le cas pour des produits tel que Vomaxine et le powerbalance.
Voici ce qu’il est écrit sur la description de ce produit, attention tenez vous bien :
« Jobelyn® est une formulation à la fois traditionnelle et innovante, extraite des feuilles du sorghum bicolore. Jobelyn est largement utilisé au Nigeria pour stimuler la production d’hématocrites (globules rouges) et aider à maintenir l’intégrité des lymphocytes (globules blancs) » (1)
Oui, oui vous avez bien lu… stimuler la production de globules rouges… comme l’EPO. (c'est surement une farce !)